Tapah

Cette matière végétale utilisée dans toute la moitié Sud et dans le centre de la Côte d’Ivoire servait d’antan à confectionner des vêtements, des nattes et couvertures.

Le battage de l’écorce est fait par les hommes et par les femmes, à l’aide d’un battoir en bois dur, sorte de petite masse carrée ou cylindre garnie de stries. On peut détacher l’écorce du tronc au couteau, et la battre ensuite, mais généralement on ramène le tronc au village. On le mouille à l’eau et au citron, on le bat de façon à distendre la pelure de l’écorce.

Lorsqu’elle flotte du tronc, le batteur la retourne et continue à le battre jusqu’à ce que l’on puisse la faire glisser du tronc. On obtient un cylindre de 30 à 40 cm de diamètre, qu’il faut continuer à battre jusqu’à obtention de 50 cm de diamètre. Après quoi on met à sécher ce tube, puis on le découpe pour obtenir une surface plane.

Sans avoir disparu aujourd’hui, cet usage limité à des circonstances traditionnelles telles des funérailles, veuvages, cérémonies rituelles, à présent entre dans une nouvelle ère de la gravure initiée par l’artiste Anouma Joseph.

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