Bienvenue sur « Jo l'artiste » !

Peintre, graveur, sculpteur, écrivain-poète, qui vous invite à explorer des œuvres tantôt exotériques, inspirées des réalités quotidiennes, tantôt ésotériques, émanant de la cosmogonie africaine et d'un imaginaire captivant.

Regardez donc, analysez, appréciez à votre guise et n'hésitez pas à faire des commentaires!

Incitation à la lecture

6 avril 2007

Tintements lointains des jours qui ne sont plus,
Volutes de flammèches se profilant à l’horizon, servant de pont entre Ciel et terre.
Faut-il que je m’en souvienne ?
Ces pans de vie dodelinant en moi,
Telle une berceuse emportant l’enfant dans les dédales du sommeil,
Faut-il que je m’en souvienne ?
À peine la coupe de breuvage mystérieux a-t-elle effleuré mes lèvres,
Que mon âme se vêt de réminiscence !
Et la limpidité de ma source artésienne émerge
Des flots d’images ceignant mon front de lauriers roses,
Et me reviennent lentement mais sûrement les franges d’antan.
Ouvrant les portes d’un monde orphique
A l’exploration de mon enfance évanescente,
Telle l’image fugitive des embruns de Bassam,
Et l’écume vivifiante des cannelures de vagues qui sans cesse
M’enivrent. Lire la suite de cet article »

Mélancolia

19 août 2005

Extrait de l’enfer géosynclinal

Je suis comme un veilleur
Dans la torpeur d’un vol imminent
Je suis comme un prisonnier
Les yeux intensément braqués
Sur les parois de l’espace
Cherchant la lumière

Si le monde est beau
Si l’amour est bonheur
D’où vient cette inquiétude mordante
Qui toujours assaille mon âme ?

Joseph Anouma

Tapah

29 juillet 2005

Cette matière végétale utilisée dans toute la moitié Sud et dans le centre de la Côte d’Ivoire servait d’antan à confectionner des vêtements, des nattes et couvertures.

Le battage de l’écorce est fait par les hommes et par les femmes, à l’aide d’un battoir en bois dur, sorte de petite masse carrée ou cylindre garnie de stries. On peut détacher l’écorce du tronc au couteau, et la battre ensuite, mais généralement on ramène le tronc au village. On le mouille à l’eau et au citron, on le bat de façon à distendre la pelure de l’écorce.

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Carré Davidson - Joseph ANOUMA

28 juillet 2005

Pour un occidental, non versé, comme moi, dans l’art africain, les peintures gravures de Joseph Anouma ont la « simplicité » des fresques romanes. Sans doute, verra-t-on dans cette manière que j’ai de regarder l’œuvre de l’artiste une manière typiquement ethnocentrique : c’est qu’on regarde toujours depuis sa propre fenêtre et qu’à moins d’être féru en la matière (et encore) on ne peut échapper aux cadres de sa culture.

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L’image est aussi poésie

27 juillet 2005

Extrait de « Fraternité Matin » du mardi 13 mars 1979

Gérard Santoni et Joseph Anouma exposent tous les deux à la salle des « Chandeliers des Lagunes » de l’Hôtel Ivoire depuis le 7 mars. Cette exposition, qui durera jusqu’à samedi prochain, revêt, selon nous, une importance capitale, tant les deux artistes en présence sont denses et complets. Nous disons « complet » car leur technique irréprochable leur permet d’aller jusqu’au bout de leur pensée, laquelle est mise ici au service des causes les plus urgentes : la solidarité entre les hommes, la lutte contre le mensonge et la méchanceté (Anouma), la liberté sous toutes ses formes (Anouma et Santoni), et enfin, la recherche du bonheur de l’homme en tant qu’individu (Santoni) qui passe nécessairement par l’Intelligence (toujours Santoni). Lire la suite de cet article »